La petite tortue (Aglais urticae (Linnaeus, 1758)), papillon coloré de rouge, bleu, jaune qui n'a plus été vu depuis près de deux ans dans notre région. Les données concernant un papillon similaire (appelé "grande tortue") plus courant en Poitou-Charentes seront aussi récoltées.
Inscrivez vous, un profil vous permettra de gérer en ligne toutes vous observations et de les localiser sur des fonds satellites ou des images aériennes. Une fois validées par les spécialistes, vos observations ainsi que les photos saisies viendront enrichir les cartes de répartitions.
Inscrivez-vous et saisissez vos observations de Petite tortue
Etape 1 : l'inscription
Cliquez sur l'onglet "inscrivez vous" situé en haut à droite de la carte.
Afin de vous inscrire vous devez remplir un formulaire avec différents champs.
Certains sont obligatoires tels que :
Et enfin vous devez recopier le code affiché.
Si vous ne parvenez pas à le lire correctement vous avez la possibilité de l'actualiser avec l'icône situé à côté des chiffres.
Suite à la validation vous recevrez un courriel dans lequel un lien vous permettra de valider définitivement votre inscription.
Cette étape est nécessaire pour vérifier la validité de votre adresse électronique.Si vous ne recevez pas ce courriel, vérifier dans votre liste de messages indésirables que le mail n'y soit pas.
Après avoir cliqué, la page suivante indiquant "votre inscription est validée" s'affichera.
Si vous êtes déjà inscrit connectez vous directement à l'interface de saisie et saisissez votre courriel et votre mot de passe.
Vous êtes alors connecté.
Etape 2 : sélectionner un emplacement sur la carte
Vous pouvez également choisir différents fonds de cartes pour mieux vous repérer tels que :
Vous pouvez également modifier votre profil.
Etape 3 : saisir l'observation avec :
Une bulle informative apparait.
Le champ "description" est très important et permet de spécifier le type de culture, l'environnement...N'hésitez pas à prendre des photos.
Si vous rencontrez des difficultés au cours de l'utilisation de l'interface, veuillez nous contacter :
Drissi Jalila : 05/49/49/71/18
Courriel : drissi@observatoire-environnement.org
Romain David : 05/49/49/61/04
Courriel : david@observatoire-environnement.org
Julie Holthof : 05/49/49/71/17
Courriel : holthof@observatoire-environnement.org
Observatoire Régional de l'environnement : 05/49/49/61/00
Courriel : contact@observatoire-environnement.org
Merci de votre participation.
Consultez l'interface multicritères de l’Ambroisie. Cette interface vous permet pour chaque commune et département de rendre compte de la prolifération de l'Ambroisie au cours du temps en sélectionnant une période chronologique.
La petite tortue est l'un des papillons les plus familiers et attrayants d'Europe. Le recto coloré est essentiellement orange, avec de grosses taches noires, jaunes et brun foncé, et de légères lunules bleues qui bordent les quatre ailes, accentuant l'aspect de mosaïque. Le verso, en revanche, est assez sombre, ce qui donne au papillon une livrée assez cryptique lorsqu'il se pose les ailes repliées. La petite tortue donne deux à trois générations par an ; les adultes de la dernière hivernent, se réfugiant souvent dans les granges et autres bâtiments, pour ressortir au printemps.
Petite tortue (Antoine Guyonnet)
Habitats : une grande variété de lieux, tels que les talus, les bordures des champs et des jardins, de la plaine aux montagnes. La plante hôte de la petite tortue est l'ortie.
Vol : Mars à Octobre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse)
Adulte : 40-50 mm. Fauve rougeâtre vif avec des taches noires, blanches et jaunes, ainsi qu'une rangée marginale de lunules bleues ; base des ailes postérieures noire. Revers des ailes postérieures brun foncé, avec l'aire marginale plus claire.
Comment la reconnaître sachant qu'elle ressemble à la Grande tortue ou Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758) :
Le recto des ailes est rouge orangée avec les bordures marginales noires et trois grandes tâches costales noires sur chacune des ailes antérieures. Le verso des ailes antérieures est essentiellement ocre jaune avec une aire basale noire, ce qui constitue une grande différence avec la Grande tortue dont la même partie est noire avec peu de contraste.
La Petite tortue possède une tâche blanche au niveau de l'apex sur le recto des ailes antérieures, cette tâche est jaunâtre chez la Grande tortue. Absence de lunules bleues sur le recto des ailes antérieures de la Grande tortue.
Envergure : La Petite tortue a une envergure qui va de 40 à 50 mm, la Grande tortue de 50 à 55 mm. Les deux espèces sont visibles de mars à octobre. Les chenilles sont très différentes, celle de la Petite tortue se nourrit d'orties et est noire avec deux bandes dorsales jaunes, elle mesure 30 mm.
La chenille de la Grande tortue mesure 45 mm, se nourrit dans les saules, cerisiers … et son aspect est très différent avec des sortes d'épines orangées le long du corps.
La Petite tortue ou Aglais urticae (Linnaeus, 1758) était l'un des papillons les plus familiers en Poitou-Charentes jusqu'en 2002-2003.
Ce qui est étonnant dans la disparition de la Petite tortue de la région, c'est que sa plante hôte, l'ortie, est toujours aussi présente et des espèces comme le Vulcain ou le Paon de jour qui vivent sur cette plante ne sont pas en récession, bien au contraire.
A quoi est donc due cette disparition ?
Les causes liées à la plante hôte et aux pesticides sont à proscrire car les autres espèces ne sont pas affectées. Vincent Albouy dans la revue « Insectes » de l'OPIE indique que la Petite tortue reste présente dans les régions montagneuses et avance l'argument du réchauffement climatique (dixit Sylvain Proust). Il indique également qu'il pourrait s'agir d'une variation normale des effectifs.
Petite tortue (Antoine Guyonnet)
Dans ce cadre, il est donc intéressant de lancer un appel à tous les observateurs à travers le site pour recueillir le maximum d'informations sur cette espèce.
Pour aller plus loin :
Si vous faites une ou plusieurs observations, un suivi sur les zones de présence pourra alors être effectué qui permettra de jauger les effectifs.
Le Muséum National d'Histoire Naturelle encourage d'ailleurs un tel suivi.
Pour ce faire chaque observateur volontaire est amené à rechercher un ou plusieurs sites de son choix et à définir librement 5 à 15 petits transects (parcours) chacun caractérisé par un habitat homogène. Trois de ces transects doivent être en bordures de cultures.
Les transects peuvent être contigus ou disjoints. La longueur est déterminée afin que le parcours prenne 10 minutes. Il faut ensuite faire un comptage sur ces parcours. L'observateur devra effectuer quatre visites par an au minimum avec obligation sur les mois de mai, juin, juillet et août, avec au moins quinze jours d'intervalle. Cette méthode est définie par Luc Manil qui est coordinateur national du STERF (Suivi Temporel des Rhopalocères de France), elle peut s'appliquer à toutes les espèces de papillons diurnes.
Le site dynamique des « Lépidoptères du Poitou-Charentes » pourra recueillir les résultats des personnes intéressées par une telle étude ou simplement les observations de promeneurs ou de passionnés comme c'est le cas actuellement, sur cette interface.
L'étude de cette espèce sur plusieurs années apportera je l'espère un éclaircissement sur la disparition de la Petite tortue.
Pour ceux qui veulent participer à l'étude au niveau national du comptage des rhopalocères, joindre Luc Manil à sterf.manil@free.fr En espérant vous compter parmi les observateurs. Les autres espèces diurnes pourront également être comptées si les volontaires en montrent le souhait.